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03 novembre 2009

Vidéo sur le Paris Burlesque Festival

En attendant la prochaine publication de mes photos du Paris Burlesque Festival, je vous invite à patienter de la meilleure des façons en regardant cette vidéo (avec en very special guest un certain Gilles Rammant...) réalisée par Ruby Boukabou, journaliste et responsable du site Ruby TV.

04 mars 2008

Casse Toi Pauvre Con

Tout a été déjà dit sur cette phrase lâchée par notre président de la république à un monsieur lors du dernier salon de l'agriculture. Parmi tous ce que j'ai pu lire, je ne peux m'empêcher de citer l'article paru à ce sujet sur le site du Nouvel Observateur. Il reprend le discours qu'avait tenu, en Novembre 2007, Nicolas Sarkozy dans le cadre d'une rencontre face aux gendarmes et au policiers français :

"Pas de familiarités, de la tenue, respectez les gens (...). Vous êtes le représentant de l'Etat, vous devez avoir une éthique, vous devez être exemplaires".

Je pourrai m'arrêter là, c'est déjà éloquent. Mais non, je laisse la parole à nouveau à notre président et lui laisse même conclure :

"Respectez les autres et vous serez respectés. Je sais bien qu'on vous insulte, mais on ne combat pas les voyous avec les méthodes de voyous."

20 décembre 2007

Madame Dragon recrute

Petite annonce qu'on aimerait voir plus souvent. C'est Juliette Dragon qui recrute. Lancez vous !

Petites et grandes, sveltes et callipyges, bonnets A, B ou E, girondes ou menues, tatouées ou non, brunes, blondes ou rousses, charnues, potelées ou athlétiques et musculeuses, pin-up glamour, pucelles peu farouches, catins chatoyantes, divas avenantes, jeunes filles émancipées, lolitas manga, bimbo rock’n roll danseuses, performers, chanteuses, musiciennes, acrobates, débutantes ou confirmées, artistes créatives et généreuses : toutes les femmes m’intéressent !

Envoyer votre CV, lettre de motivation et quelques photos à :

contact@collectif-surprise-party.com

15 novembre 2007

Revue (pas si) pressée de presse

Deux résurrections à vous signaler. Celles de magazines qui bravent la morosité et l'incertitude de la presse papier :

Brazil tout d'abord. Bourré de défauts ce magazine. Maladroit. Foutraque. Buté sur certains sujets. Humour de comptoir. Vilain petit canard auto proclamé de la presse cinéma française. Maquette pas terrible. Et voilà : c'est mon magazine ciné préféré. Pour leur ton, leur façon de s'emballer avec passion quant ils aiment ou n'aiment pas. Peu importe la forme avec une telle fougue !
Quelques exemples d'articles présent dans le numéro 1 :
1. Une conversation entre Terry Gilliam et Tom Waits (non mais, sans déconner, rien que ça !)
2. Une interview sur 12 pages de Jean Pierre Mocky. Voilà aussi ce que j'apprécie dans Brazil : la maquette n'est pas figée. On ne t'alloue pas un nombre de page selon la place que tu as en couv'. Non. Ca bouge selon la qualité de l'entretien obtenu. 12 pages sur Mocky parce que ce type est un sacré témoin et acteur du cinéma français, et qu'il a des réflexions très concrètes et argumentées à exprimer (bien loin de l'image réductrice de radin gueulard où beaucoup veulent l'enfermer). Un entretien passionnant.
Pour finir, quant je lis cette revue, j'ai l'impression de me retrouver en soirée avec des potes. Celles pendant lesquelles le ton monte et que tu as des discussions animées/passionnées autour de tes coups de coeur/gueule, pour défendre "ton" film ou "ton" disque. Bref, un mag d'attardés qu'on mérite justement qu'on s'y attarde (wow la formule qui pèse 15 tonnes).

Sinon, les anciens Newcomer reviennent sous le nom de VoxPop. On retrouve l'extrême qualité de la plume de son rédacteur en chef Jean Vic Chapus, les photos qui sont simplement à tomber par terre, la maquette classieuse, et l'élégance et le style qui caractérise cette équipe. Des angles de vue intéressant aussi, car en rupture avec la souveraineté de l'actualité qui règne dans la presse musicale. Parti pris qui amène un recul nécessaire sur des scènes et une industrie en profonde mutation. Et toujours un sommaire très éclectique (Dick Rivers et son regard sur la nouvelle scène rock parisienne, le boss de label Valery Zeitoun, La nouvelle Star Julien Doré, les excellents Tv On The Radio, etc...). A (re) découvrir absolument.
A signaler qu'ils ont également un site en ligne, qui lui, publie chroniques de disques et dissèque l'actualité culturelle. Belle complémentarité.

Et pour finir, je me permets de rajouter en mega bonus ghost track l'indispensable Noise déjà évoqué ici, dont le dernier numéro vient de paraître avec un menu encore une fois très riche en interview (Dave Gahan de Depeche Mode, feu Paul Raven de Killing Joke/Ministry/Prong, Animal Collective, Coalesce, etc.), des bonnes plumes passionnées et expertes (Olivier Drago et Françoise Massacre pour ne citer qu'eux) des bons dossiers (un sur le groupe Black Flag du maigrelet Henry Rollins, l'autre sur les Riot Grrrls) et plein (115 pages très denses) d'autres bonnes choses à savourer pendant deux mois (le mag étant bimestriel).
Voilà, ce devait être court et ce fut long. Sorry. En attendant, allez y faire un tour de ma part.

06 octobre 2007

Arrêt sur images : la reprise

Bonne nouvelle : après sa fermeture, l'émission la plus subversive de la télévision revient sur le web. Si les pétitions n'ont pas suffi à influencer la direction de France Télévision, elles auront au moins assuré à Daniel Schneidermann et ses équipes le soutien de leurs fidèles, ou tout simplement de citoyens soucieux du droit d'expression d'un contre pouvoir médiatique.
Point de télé pour Arrêt sur images, donc, mais un site web. D'une certaine façon cela garantit à l'émission une audience plus large, et des voies de diffusion plus élaborées : newsletters, liens, commentaires, vidéos... tout passe désormais par le web, lieu d'expression en même temps que de débat. Là où le site d'ASI n'était auparavant qu'un goodies de l'émission TV, on trouve désormais une vraie entité à part entière, et un vrai message. Le tout s'accompagne d'une poignée de plumes plus fines encore, tant il est vrai qu'à trop vouloir faire taire on provoque plus de cris. A l'heure où la tête de l'état semble plus proche que jamais des barons des médias, l'action d'ASI apporte de belles sources de réflexion.
Arrêt sur images revient, plus acéré, plus perspicace, plus rebelle, plus drôle aussi. Vous pouvez soutenir leur action, soit par abonnement, soit simplement en visitant leur site et en augmentant leur audience.

16 août 2007

Mauvaise humeur



Un samedi d'août à Paris

« Slurrrrp ! » glisse la fille dans mon oreille en me croisant . Enfin quelque chose d'approchant car il s'agit en réalité d'un bruit de succion difficile à retranscrire. Quelques minutes avant, je croisais une femme qui me lançait un « Salut mmm toi t'es bon ! ».

Et là, il est important d'insister sur le contexte : je ne suis pas sur l'Ile de la Tentation, ni dans les backrooms moites d'un club sex. Je ne sors pas non plus d'une pub Dolce & Gabbana, la lèvre humide, les pecs luisants et la fesse bombée, et je ne me suis pas aspergé de déo Axe.

Je suis juste en train de déambuler dans les rues de mon quartier populo-bobo, entre le Monop et la bibliothèque municipale, il est midi et le ciel est gris.

Alors quoi, c'est pas bien grave, c'est même presque marrant, voire valorisant ?

Bah non, pas drôle, malgré mon sens de l'humour bien affûté, je suis consterné : ces réflexions me font l'effet d'une piqûre d'ortie. Durablement irritantes. Sensation vaguement nauséeuse d'être réduit à une denrée alimentaire, prêt à consommer...

Pourtant je ne suis pas le dernier à mater les jolies filles, pas une belle plante qui n'échappe à mon regard d'esthète. Mais jamais il ne me viendrait à l'esprit de commenter bruyamment la paire de seins qui passe devant moi, ou de suivre avec insistance celle qui m'a déjà dit non deux fois...

D'ailleurs, si les mecs se comportaient comme ça avec les filles, ça se saurait : c'est tout simplement inconcevable ! Et c'est tant mieux.

D'accord, ce genre de mésaventure n'arrive pas tous les jours, je sais bien que c'est l'oeuvre de « beaufettes » qui n'ont pas dû dépasser le stade du cerveau reptilien : PULSION – ACTION !

Mais à chaque fois je reste perplexe et affligé, même plus envie de répliquer car dans le meilleur des cas cela déclenche des ricanements, quand ce n'est pas une bordée d'insultes sexistes. Vraiment, ça me rend de mauvaise humeur de constater que certaines femmes persistent à traiter les garçons comme une catégorie inférieure et se sentent autorisées à commettre ces intrusions obscènes. Oui ça m'exaspère d'être tiré de mes rêveries par une réflexion indécente ou par les bruits qu'on fait pour appeler son chat, de flipper quand je rentre tard la nuit, de regarder mes chaussures en passant devant un groupe de nanas goguenardes, quand c'est pas la main au cul dans le métro... J'ai envie de leur jeter des seaux d'eau à ces poufiasses !

Voilà, c'était mon quart d'heure révolte, un peu vaine certes... Je ne vais pas me laisser gagner la misogynie ou alimenter une guerre des sexes stérile. N'empêche... liberté, égalité, parité hommes-femmes, tout ça... ces jours là, la route me paraît encore bien longue.


Roberto C, 33 ans, Paris



11 juillet 2007

Pourquoi ?


« Pourquoi les manchots n’ont-ils pas froid aux pieds et 111 autres questions stupides et passionnantes » est un recueil de questions souvent drôles, parfois enfantines, pleines de poésie avec des réponses scientifiques. De la poésie surtout. La poésie se consomme seul, en silence. La poésie est un instant situé entre moi et moi. Dans ce livre, les questions sont poétiques parce qu’elles sont les miennes et que personne, quand je lis, ne vient me dire comme je suis ridicule avec ces questions de gosse. Du coup je savoure les « pourquoi mon petit doigt rentre parfaitement dans ma narine ? » ou « pourquoi les poissons ne pètent-ils pas ? »
En bref, j’aime bien ce livre. C’est mon livre. C’est ma poésie…
…Quand surgit Stéphane Bern qui massacre tout : il présente une émission qui reprend le concept de ce livre. Je n’ai vu que la bande-annonce de l’émission, bruyante, plein de couleurs criardes, la voix insupportable de l’animateur (à ce propos, pourquoi les animateurs hurlent ils ?)
Alors que ces questions, on se les pose justement quand on est tranquille, c’est quand, par exemple, on glandouille dans l’herbe qu’on se dit « mais pourquoi l’herbe c’est pas bleu ? » et que personne ne nous entend que nous-mêmes. Nous-mêmes et ce livre qui fait écho à notre poésie personnelle.
Stéphane Bern je te hais, t’es qu’un sale gâcheur de poésie. Je sais que t’es pas le seul, la liste est longue, mais toi et tes copains, un jour j’aurai votre peau. Vous croyez que vous pouvez tout gâcher, prendre n’importe quoi, la plus petite once d’élégance, et la ridiculiser, la traîner dans la boue de l’audimat sans qu’on ait le droit de rien dire ? Connard va.
Mais en attendant ce jour béni, je tenais à innocenter les manchots qui n’ont pas froids aux pieds de cette grande barbarie télévisuelle.

30 juin 2007

je me sens pas belle


Mon nez est trop grand. Mes seins trop petits. Mes fesses trop grosses. Mon ventre trop mou. Mes cheveux trop secs. Mes lèvres trop fines.

Alors pour me consoler j’achète un magazine féminin, je devrais y trouver des conseils pour arranger tout « ça ». Tous les « trop » et les « pas assez » de mon corps. Mon magazine va m’apprendre à, en vrac : perdre 3 kilos avant l’été, garder un mec, avoir une promo, avoir 12 orgasmes simultanés de suite.

Rien qu’à lire les titres, je suis crevée.

Lire un magazine devait être un moment détente : c’est raté.
Et pire, après ma lecture je suis finalement encore plus frustrée et complexée qu’avant. A moins de passer par la chirurgie, je ferais toujours partie du clan des « moches » (d’après les critères de beauté édictés dans ces magazines)
C’est à ce stade de profond cafard narcissique que je cours à la parapharmacie m’acheter une tonne de cosmétiques, fonce me payer des fringues, remplir mon frigo de yaourts 0%.
Voilà, j’achète j’achète j’achète.
Ca me permet de me sentir mieux… un très bref moment. Car il y aura toujours une nouvelle crème, une nouvelle fringue qu’il faudra à tout prix me procurer. La frustration est sans fin. Sont malins quand même les « marketteux ».

Enfin, tout ça pour dire que j’appelle au boycotte de la presse féminine. On me dira peut-être qu’il faut prendre ces revues avec humour et détachement. J’ai pas d’humour quand on m’ordonne d’être bonne et qu’on essaie de me faire croire que je trouverai le salut en consommant la dernière crème miracle.

Je rêve d’un féminin avec des gros culs dedans.

C’est pas vendeur le gros cul peut être. Dommage.

Même combat pour les produits light, le coca light c’est vraiment dégueulasse.

Voilà, j’ai décidé de considérer mes grosses fesses avec tendresse. Elles sont les témoins des doux moments passés à me délecter de rillettes, de nutela, de tagliatelles carbonara (je n’ai aucun souvenir ému de carottes râpées)… Et tant pis si je déborde de mon jean, c’est aussi que je déborde des plaisirs de la vie.

Eve Ensler (Les Monologues du Vagin), dans Un corps parfait, nous montre par des témoignages de femmes, de tout âge, de tout pays, que le temps passé à observer nos bourrelets, c’est du temps en moins pour réfléchir, créer, s’intéresser au monde. Qu’il est temps de se réconcilier avec nos corps.

29 juin 2007

A Denise

Avez-vous déjà remarqué comme on peut parfois associer une chanson à un évènement marquant de la vie et la simple évocation des premiers accords suffit à faire rejaillir l'émotion ressentie alors. Voilà, je fais mes débuts sur ce blog et je ne sais pas trop si c'est l'endroit idéal pour rendre un hommage ou pour parler de ses états d'âme (loin de moi l'idée de plomber l'atmosphère) mais il fallait absolument que je vous parle d'une chanson "Lay your head down" de Keren Ann, qui est associée pour moi à la mort de ma grand-mère survenue il y a peu. Alors bien qu'à chaque fois que je l'entends les larmes me montent aux yeux je trouve tout de même superbe et réconfortante l'idée que ces quelques notes viennent embellir à jamais tout l'amour et l'admiration que j'avais pour elle.

19 juin 2007

Victoria Beckham reçoit un prix

Le magazine "Glamour" (référence parmi les références), vient de désigner Victoria Beckham (vous savez, une personne au CV incroyable : ex Spice Girl et épouse du David du même nom), comme étant la femme de l'année 2007.
Selon le rédacteur en chef du mag, "Elle est un exemple pour la femme moderne, et un modèle pour quiconque souhaite atteindre un but." Il continue en précisant que c'est donc un modèle pour toutes les femmes, et ce, dans tous les domaines (mode, vie de famille, vie professionnelle,...). Ouaip ouaip.
Et une mauvaise nouvelle n'arrivant rarement seule, les Spice Girls seraient sur le point de se reformer. (quelqu'un aurait du cyanure ?)

12 mai 2007

Ségo et Sarko sont dans un bateau de Bolloré


C'est le retour des petits déjeuners du lundi ! Vendredi 11 mai, la question que nous avons posée à Franck fut donc : Y a-t-il encore une plage sous les pavés jetés dans la "y en a marre" des présidentielles ?
Les images en images.

06 mai 2007

Les mots de la campagne

Rien de bien bucolique dans ce titre, il s'agit évidemment de la campagne qui se dénoue ce soir, dans une heure, pour ceux d'entre vous qui ne sont pas aller surfer en Suisse...

Eh bien ce post fort intéressant prouve si besoin en était que le choix du mot juste est un souci universel, et lourd de signification.

05 mai 2007

Wretstlemania Revenge tour au Zénith

Le 24 avril dernier, soirée catch
pour votre serviteur : j'ai été voir au Zénith de Paris le "Wretstlemania Revenge tour". Cadeau de Noël pour ma nièce adorée, j'y allais les yeux grands ouverts, certes un peu flippé de m'y ennuyer à mourir mais curieux de voir en live un spectacle que regardais avec plaisir adolescent .
Et bien, force est d'avouer que j'ai été pris par le show et passé un moment où mes sourires ont été nombreux. L'ambiance tout d'abord, lancez la vidéo : vous verrez ou plutôt vous entendrez un public remonté à bloc et qui est un acteur important du show. Il faut préciser que cela faisait 15 ans que le catch américain n'était passé par la France et que cette date était complète depuis 4 bons mois. Alors, c'est du grand spectacle : l'entrée en scène des catcheurs (avec une chanson chantée par eux ou écrites par des groupes renommés à leur intention), les rivalités et les amitiés (tout aussi fragiles les unes que les autres), le coach bourré de mauvais foi, la présentatrice sexy, les scénarios faits de moults rebondissements, les personnages bien dessinés de chaque catcheur, les combats qui mélangent force brutale et qui montrent parfois une indéniable dimension artistique.
Un véritable spectacle donc, à l'interaction permanente avec le public auquel on raconte des histoires - certes simples et aux personnages caricaturaux - dans le but de le distraire et de partager un bon moment. C'est déjà pas mal.
Les images en image.

03 mai 2007

Football, politique et Patrick Sébastien

Quelques chiffres des audiences télé records de ces 15 dernières années :
- 17 500 000 : Le Grand Bluff de Patrick Sébastien
- 20 000 000 : duel Royal Sarkozy
- 23 000 000 : France Brésil

03 avril 2007

La Guitare Emoi

Plus de 15 ans que je fais de la guitare et un constat s'impose : je me suis très rarement aventuré sur le terrain de la reprise. Etape évidente de tout musicien en herbe, la reprise m'a paru toujours contraire à mon désir. Celui de m'exprimer avec mes mots, mon langage. Car si j'ai choisi de jouer d'un instrument, c'est bien pour ça. Pas pour reprendre le discours de quelqu'un, ou paraphraser son langage.
Situation très stimulante que la découverte de la guitare pour moi : un manche, des cases et six cordes, et à moi de me débrouiller avec tout ça. Les cours ? pas pris non plus, par manque d'argent, mais aussi par crainte de prendre des tics, d'être formaté par un prof où des méthodes.
Alors évidemment, ces choix ne sont pas sans conséquence : le résultat est qu'actuellement, au bout donc d'un bonne quinzaine d'années de pratique plutôt assidue de la guitare, je suis loin d'être un bon guitariste. Mais l'important n'est pas là, tout cela n'est qu'une question de forme, pas de fond. Je m'exprime, avec mes lacunes, mes qualités, mes approximations et ma volonté. Il en résulte un propos qui est le mien. Et c'est bien ce qui m'importe.

29 mars 2007

Dropping Knowledge

Grâce au numéro d'Hiver dernier du magazine Blast, j'ai pu découvrir le site Dropping Knowledge (en anglais le plus souvent), qui se propose d'être le lien, la zone de dialogue, d'échanges, de confrontations entre personnes s'interrogeant, ceux voulant mieux comprendre pour éventuellement mieux s'engager, et celles ayant un début de réponse. Une base de réflexion collective, un dialogue au niveau mondial, l'encyclopédie des problématiques sociales, économiques et autres.
Le magazine "Blast" a traduit quelques échanges. A titre d'exemple, je vous livre celui ci : China Keitetsi, auteur du livre "La petite fille à la kalachnikov : ma vie d'enfant soldat", en réponse à la question posée par Nicola Brown de Devon en Angleterre : "Pourquoi considère t on que certaines vies ont plus de valeurs que d'autres ?".
"Je crois que ça dépend du pays ; de l'argent qu'ils ont. Alors, ils deviennent plus importants. Par exemple : en Afrique 200 enfants soldats sont tués et l'information n'est même pas relayée ; 300 enfants soldats sont tués et enterrés dans la brousse, et l'on ne le saura jamais. Mais si un soldat américain, si un soldat européen est tué, ce sont des nouvelles juteuses pour les médias. Je crois qu'on a vu trop de tueries dans les pays pauvres. Les guerres, par exemple. Au Rwanda, où un million de gens sont morts, ou au Congo, où des millions sont en train de mourir; ou dans le nord de l'Ouganda, où la moitié des petites filles tombent enceinte à la suite de viols de factions rebelles. Et tout ça a tellement peu d'importance. Ca n'est pas dans les informations du jour, personne ne s'en indigne. Et lorsque beaucoup de gens sont tués, à la fin, la valeur d'une vie humaine individuelle devient proche de zéro. Il faut qu'un million meurent pour qu'on entendent un cri d'horreur. Ici, en Europe, n'importe quel accident mobilise des psychologues qui courent après vous pour vous guérir. Au Rwanda, personne n'a reçu aucun soutien psychologique après avoir perdu toute sa famille. Cela m'a étonné, et ça m'étonne toujours que ces africains, après avoir tout perdu, tellement enduré, puissent continuer à sourire, qu'ils continuent à sourire. ".
Vous noterez la qualité du regard de cette femme, et la puissance de sa dernière phrase.
Autres échanges et débats de grand intérêt, sur des sujets très variés sont donc ici.

27 mars 2007

Happy Birthday With Me

Un an aujourd'hui que je publie quelques billets sur ce blog. Je viens de retrouver mon premier article, il concernait P.J. Harvey. Je ne crois pas au hasard et celui là n'en est certainement pas un. Cette artiste m'a beaucoup aidé à façonner ma conception de la musique, la manière de faire sonner un instrument, de mettre une vibration à un riff, de savoir faire simple sans être simpliste. Bref, pour commencer cette aventure, placé sous le signe de la création, il était finalement assez évident que je parle d'elle.
Avec l'ami Bertrand, et quelques autres, on a pas mal tenté sur ce blog, peut être pas assez, mais on a essayé et ce n'est pas fini. De ce blog, qui est un gigantesque laboratoire d'essai pour nous, découlera d'autres aventures.
Merci à ceux qui nous lisent, à ceux qui trouve ce blog assez intéressant pour faire tourner son lien dans leurs contacts et leurs carnets d'adresses mail, et encore un plus grand merci à ceux qui nous laissent des commentaires, car ce retour nous permet d'avoir un autre regard sur notre travail, et nous aide à avancer.

25 décembre 2006

Back dans les bacs

On me l'aurait dit il y a encore deux minutes, je ne l'aurai pas crû. Et pourtant : je vais prendre la défense de Magalie Vaè. Oui, celle qui a remporté la précédente édition de la Star Academy. Cette victoire a fortement dérangé le corps professoral, et plus encore Pascal Nègre, le PDG d'Universal. Mais par contrat, la maison de disque a été tenue de lui faire un album. Un échec : on parle de 16 000 ventes. Ridicule pour une personne exposée quotidiennement pendant 4 mois, et ce, devant des millions de personnes. Voilà pour la situation. J'en viens à ce qui me choque, qui est la campagne souterraine mais bien réelle, nauséabonde qui se moque du physique de cette jeune fille, qui est tout en rondeur. Artistiquement, elle ne représente aucun intérêt pour moi, mais ces railleries m'agacent. Mr Négre a tellement souffert de sa victoire, qu'il s'est imposé dans le jury de l'émission de la présente édition, afin d'éviter pareille "mésaventure". Et il a la dent dure, le Pascal : il y a quelques jours est sortie le nouveau single de Magalie Vaé (le deuxième depuis un an !). Et difficile de ne pas voir la moquerie et la condescendance sarcastique de certaines personnes de chez Universal, qui en lui donnant l'illusion de la soutenir, se moque finalement bien d'elle...
Jugez plutôt (pas le chien) : la tête en gros plan de Magalie sur la pochette, orné de ce titre ô combien douteux (il ne manque plus que les deux petits points à la place du point d'interrogation) : "Qui a mérité ça ?".
Parano ? Peut être, mais le doute est bien là.

16 novembre 2006

Zune, c'est la zone ?

Microsoft croit-il vraiment à l’avenir de Zune, ou à celui de Vista ? C’est un peu la question qui se pose, au vu de la capture d’écran publiée par AppleInsider, d’ailleurs confirmée par le document officiel de support utilisateur du baladeur de Redmond : le Zune annoncé hier à cors et à cris par Microsoft ne prend pas en compte Vista, le système d’exploitation annoncé par les mêmes pour dans 2 semaines, lequel est pourtant promis par l’éditeur pour être un parangon en matière de loisirs numériques... Les mauvaises langues feront remarquer que ce genre d’incompatibilités fait depuis des années le quotidien de millions d’utilisateurs Windows...
http://www.macplus.net/magplus/depeche-12969-zune-incompatible-avec-vista

23 octobre 2006

J'attends Scarlett

Non contente d'être sexy (mais alors, méchamment), Scarlett Johansson possède une voix envoûtante (mais alors, gentiment).
Celle qui inondera les écrans avant la fin de l'année avec trois films très attendus (par moi en tout cas : le Dahlia Noir, Scoop, et Prestige) sort un album début 2007, dans lequel elle reprend des chansons de Tom Waits.
Tom Waits... Alice ; The Flowers' grave ; Blue Valentine ; Somewhere ; Postcard from a hooker in Minneapolis ; Bone Machine ; en tant d'autres que j'aime tant.
Vraiment, Scarlett, on se comprend tous les deux.