Les fulgurances de Kerouac - Sur la route

Ca m'avait fait le coup avec Philip Roth. Des pages et des pages d'histoires, et d'un coup une fulgurance. La comparaison s'arrête sûrement là : Roth construit son histoire mot après mot dans une mécanique parfaite, Kerouac laisse venir l'instinct. Mais l'un comme l'autre au détour d'un paragraphe anodin libèrent une fulgurance qui résoud tout. Avec Brautigan, pareil, la dose de poésie en plus.
Les thèmes sur lesquels je bosse actuellement s'enrichiront beaucoup, par exemple, d'un passage de Kerouac comme celui-ci. Les lignes closent le chapître. Phrases courtes. Seul l'essentiel compte. Elles sont coincées sur la page paire, à gauche, comme cachées. Leur sensualité interdit la pleine lumière et leurs mots sont ceux de la fin du jour, quand tout a été dit.
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1 commentaire:
cher bertrand, je suis en retard dans ma lecture de ton journal d'écriture mais je tenais absolument à répondre à ton petit article sur "on the road" de kerouac. comme je te le disais la semaine dernière in ne me reste que des bribes de ma lecture de ce livre, m'étant plus attaché aux lectures de mon ami Buk. enfin tout ça pour dire que je te conseille de lire le chapitre consacré à Kerouac dans "Buk et les Beats" de Jean-François Duval aux éditions Michalon. C'et Kerouac lui-même qui va donner un sens au mot "beat", un peu vide de sens au debut du mouvement. Celui-ci comprend que "beat" ne veut aps seulement dire abattu, mais aussi béni, béni parce qu'abattu.En 1948 , en réponse à John Clellon Holmes,futur chroniqueur du mouvement, Kerouac lui dira: "Je crois que tu pourrais dire que nous sommes une beat generation". et par là il veut se détacher de l'étiquette qui colle aux "beatniks", c'est à dire que ce ne sont pas des rebelles délinquants mais c'est une attitude plus spirituelle, d'où leur surnom de "clochards célestes". j'espère que ces petits extraits et ce petit message t'aura donné envie d'en savoir plus sur l'auteur d"on the road".
elodie
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