21 juillet 2006

Connais-toi toi-même

Lorsque Bertrand m'a offert (cela semble un rite initiatique chez lui, puisque je crois ne pas être le seul à avoir reçu de sa part cette amulette littéraire) les Poneys sauvages, j'ai été immédiatement subjugué par le style de Déon, et notamment par sa pureté.

Ce soir-là, j'ai tout d'abord rapidement refermé les pages afin de me documenter sur l'auteur. Le site de l'Académie Française m'avait permis de lire quelques uns de ses discours. Il me fallait me rendre à l'évidence : les "Poneys" n'étaient pas qu'un accident, Déon écrit vraiment comme ça.

Alors j'ai fait exactement ce qu'il ne fallait pas faire : essayer de faire pareil. Avec le recul, ce texte, je ne l'avais pas ciselé, je ne l'avais même pas travaillé à outrance ; plutôt, je l'avais simplifié. Comme on vous l'apprend en Maths, au Lycée : on met en facteur, on réduit, on cherche les diviseurs communs.
Au final, j'avais un texte d'une pureté sans faille… Et sans âme ! Comme de l'eau distillée : insipide.

La recette est donc simple, finalement. Comme en toute chose, lorsque l'on écrit il faut être soi-même, honnêtement soi-même.

Après, pour trouver les mots, chacun sa méthode ! (emprunté sans autorisation sur matyo.com)

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