25 mars 2006

Val et la Pierre Philosophale

Je ne sais pas si la nouvelle vous est parvenue, mais une analyse sémantique de l'oeuvre d'Agatha Christie a été achevée en début de cette année.
Il en ressort que tous les romans sont bâtis de la même façon, selon une martingale mise au point par l'auteur. La voici.

Dans la première partie du roman, les phrases sont longues, le niveau discursif est soutenu, le vocabulaire est technique (notamment lorsqu'il s'agit des composantes chimiques de quelque poison), bref la confusion est entretenue. Et pour cause : c'est là que le mystère s'installe.

Par la suite, à mesure que l'on entrevoit l'issue de l'intrigue, le ton change. Les phrases raccourcissent, prennent des intonations. Le discours s'exalte, le vocabulaire se simplifie.

Le lecteur, naturellement, suit le rythme, et ce serait là l'une des clefs du succès d'Agatha. Reste à savoir si ce processus était volontaire ou non de sa part.

Ceci nous amène à penser qu'il existerait quelque formule secrète, subliminale ou autre, permettant de s'assurer une part de réussite. Et cela m'amène à penser à Val, avec laquelle je suis membre d'une association tellement élitiste que je n'ose la mentionner.
Or, Val me disait récemment qu'elle pensait achever pour juin un manuscrit qu'elle confierait volontiers à une jeune maison d'édition afin que, de concert, elles puissent atteindre les sommets de la renommée et de la fortune.

Pourquoi une telle certitude ? Parce que Val pense tenir un bon sujet, ce dont je n'ai aucune raison de douter. Mais également parce qu'elle a - dit-elle - découvert un secret digne des alchimistes. Celui qui permet de transformer un plomb en best-seller. Le plus sérieusement du monde, elle me disait récemment "C'est pas dur, de faire du Marc Lévy. J'ai compris comment il fait. Et pour l'instant je préfère le respect de mon conseiller financier à celui de l'Académie Française".

Après tout, qui sait ?...

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