Rien de tel que les Désaxés...
... pour me remettre dans l'axe. J'ai revu the Misfits, avec Marilyn Monroe. Je suis fan de Marilyn Monroe depuis que j'ai vu 7 ans de reflexion. Je suis capable d'être fan en n'ayant vu ou entendu ou lu qu'une seule oeuvre. Mais tout de même, me suis-je dit, j'ai commencé à m'en vouloir d'être fan de Marilyn sans en avoir vu davantage. Comment répondre à tous ces autres fans qui se prétendent plus fans que moi quand ils me disent "Marilyyyyn dans Le Prince et la Danseuuuuuse elle est si beeeeeelle" ?
Donc The Misfits. Mais alors, ces dialogues ! Il faut savoir que les dialogues constituent pour moi la partie la plus difficile d'une oeuvre écrite. Ils donnent du corps et de l'âme aux personnages, les situent dans leur histoire en même temps que dans l'histoire. Ils font avancer l'intrigue, résolvent les tensions, construisent le récit. Un roman parfait ne serait constitué que du dialogue dans une bibliothèque entre un assassin et un détective, chacun assis dans un confortablme Chesterfield, ignorant le rôle de l'autre et dissimulant son propre rôle. Le policier parviendra-t-il sans bouger à démasquer son élégant interlocuteur ? J'ai souvenir d'une nouvelle de Borgès dans ce genre, entre deux professeurs, enfin bref : c'est du sport.
"La mort est aussi naturelle que la vie. Celui qui a peur de la mort a peur de la vie !" assène Clarke Gable à une Marilyn terrifiée devant l'accident de rodéo de Montgomery Clift, et voilà : en une phrase, le vieux cow boy montre ce qu'il est, comment il a vécu, comment il veut mourir. Toute l'incompréhension entre les deux amants se focalise là. Tout ce qu'il leur reste à découvrir aussi, et on pressent déjà que leur histoire fonce droit dans un mur plantéé au milieu du désert. Cette réplique est notable, on la retrouvera dans le cahier de texte d'une étudiante en Cinéma. Toutes les petites phrases anodines sont autant de signes de fêlures, de doutes, de tremblements intérieurs. C'est par ses mots que Marilyn désarçonne Eli Wallach. Par ses mots hurlés qu'elle détourne Gable de sa propre dérive.
Pendant toute la durée du film je me suis pris une leçon. De plaisir, de maturité, d'écriture. Une leçon de nature humaine, quoi. J'avais envie de tout noter pour tout réécrire.
Ca m'avait déjà fait cet effet à la lecture du Soleil se lève aussi. D'ailleurs, les deux oeuvres sont étonnament parallèles ou c'est moi ?
Tout ça pour dire au boulot.
2 commentaires:
Hi people
I do not know what to give for Christmas of the to friends, advise something ....
Hello. Good day
Who listens to what music?
I Love songs Justin Timberlake and Paris Hilton
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