Gondry, la Master Class indispensable
J'ai découvert Michel Gondry sans le savoir, devant un clip. Les paroles de la chanson, française et sans intérêt, s'affichaient sur l'écran en néons volés aux devantures de magasins parisiens. Une petite ritournelle mélancolique, cette atmosphère parisienne, métallique et au goût de pluie fade et fraiche, un peu triste et si proche pourtant, me voici conquis.
Ensuite, Gui dont il est question dans le "15secoblog" précédent, me parle du DVD de ce réalisateur des clips de Björk, inventeur d'une machine à peindre... Ensuite, je découvre Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Ensuite Gilles (encore un "15secoblog") m'offre le DVD "The Work of Michel Gondry". Tout cela me rattrape et je m'en réjouis.
Ce DVD est une perle. Gondry y démontre la puissance d'être un gosse, en créativité permanente. L'enfant-phare, c'est lui, qui me met un coup de pied au fondement, de ceux qui mettent debout. En le voyant j'ai secrété une énergie monumentale. J'ai aussi appris une méthode salutaire : tout faire partir d'une dessin tout bête, ne jamais perdre ça de vue, et toujours finir les projets initiés. Ne pas hésiter à faire des projets de petite importance, et laisser les plus grands venir d'eux-mêmes. A la fin, on se retrouve avec une Björk dans son salon, enfin bref : à conseiller à tous ceux que l'acte de création intéresse, c'est une Bible, indispensable et païenne.
Un article de Télérama (bon, ça ira pour cette fois) pose pourtant le personnage de Gondry comme un éternel angoissé, peu sûr de lui, s'accusant même de flemmardise. Oui, mais Eternal Sunshine.
1 commentaire:
terriblement oui
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