Ajouter une voile au radeau
Reçu ce matin ce mail de Catherine :
"Objet : roman à publier
Je suis une amie d'Anne-Marie qui m'a dit que vous recherchiez des auteurs à publier. Pouvez-vous m'indiquer à gros traits votre mode de fonctionnement et les conditions de publication si mon roman retient votre attention(...)"
Chère Catherine, au nom des éditions Croiser le Faire, je suis très flatté. Vous êtes la seconde personne qui, ayant entendu parler de notre action, s'y intéresse au point de souhaiter nous envoyer votre manuscrit, et sincèrement merci. Le premier est Pierfranck P., que je salue ici et à qui je demande pardon pour le retard pris à lui répondre. Lemniscat est un texte que j'apprécie vraiment. Vraiment.
Je souhaiterais profondément pouvoir vous publier. Vous offrir la couverture médiatique que vous méritez, vous intégrer dans les catalogues des meilleurs distributeurs, vous installer aux devantures des plus grandes librairies. D'ailleurs ne nous y trompons pas : ça arrivera. C'est en train d'arriver. Une poignée de secondes peut-être un peu longues, mais nous y sommes déjà.
J'avais fondé CLF pour court-circuiter les maisons traditionnelles qui m'empêchaient de vivre une incroyable aventure. Sur le port, les pieds dans le raffiot, mais on retenait mes amarres ? Hors de question. Je les ai coupées moi-même.
Ce que les éditeurs m'ont refusé, je me le suis accordé (merci les amis pour votre aide essentielle). Mais ce que cela suppose de contrainte, ce que je m'impose à moi-même au nom de l'aventure, je ne peux l'imposer à personne. Catherine, Pierfranck, je souhaite que vous soyez attirés par l'aventure Croiser le Faire au point d'en accepter les règles rock'n'roll. Elle n'en sera que plus belle encore.
L'heure est donc venue bien plus vite que prévu de se poser la question d'une extension de Croiser le Faire. A la cabane de départ, faut-il ajouter une pièce ? Une voile à l'optimist ? Le radeau flotte vaillamment sur une mer où croisent les trois-mâts dédaigneux. Il va falloir envisager, non de revoir les plans, mais de les étendre. C'est l'heure d'une autre aventure. Plus impressionnante encore, plus déroutante, plus inconnue. Il y a des instants tout particuliers où j'adore vivre, ceux qui me voient prendre une bonne respiration, retrousser mes manches et me dire "allons-y".
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